A Santiago chez des Chiliens

A notre arrivée à Santiago nous avons été hebergé par Cata et Félipé, un couple de jeunes Chiliens, avec qui nous étions entré en contact grâce au site "Couchsurfing". Pendant ces 4 jours passés avec eux, nous avons appris pas mal de choses sur la culture de leur pays (en même temps c'était pas difficile, nous avions zéro culture sur le Chili) 

Ils nous ont d'alleurs fait écouter une musique de Victor Java, que nous vous partageons ci dessous.

 

Bon la musique en soit n'est pas vraiment notre tasse de thé. Pourtant, il y a dans la musique du chilien Victor Jara quelque chose de poignant. 

Le 11 septembre 1973, la république du président Allende est renversée par le général Pinochet, et le Chili sombre dans la dictature. Dans la foulée, le régime emprisonne et tue à tour de bras. Tout les opposants sont impitoyablement torturés, et bien souvent mis à mort, comme le chanteur auteur compositeur Victor Jara.

L’écrivain Miguel Cabezas, présent le jour de sa mort a raconté la scene: 

"On amena Victor et on lui ordonna de mettre les mains sur la table. Dans celles de l’officier, une hache apparut. D’un coup sec il coupa les doigts de la main gauche, puis d’un autre coup, ceux de la main droite. On entendit les doigts tomber sur le sol en bois. Le corps de Victor s’écroula lourdement. On entendit le hurlement collectif de 6000 détenus. L’officier se précipita sur le corps du chanteur-guitariste en criant : « Chante maintenant pour ta putain de mère », et il continua à le rouer de coups. Tout d’un coup Victor essaya péniblement de se lever et comme un somnambule, se dirigea vers les gradins, ses pas mal assurés, et l’on entendit sa voix qui nous interpellait : « On va faire plaisir au commandant. » Levant ses mains dégoulinantes de sang, d’une voix angoissée, il commença à chanter l’hymne de l’Unité populaire, que tout le monde reprit en chœur. C’en était trop pour les militaires ; on tira une rafale et Victor se plia en avant. D’autres rafales se firent entendre, destinées celles-là à ceux qui avaient chanté avec Victor. Il y eut un véritable écroulement de corps, tombant criblés de balles. Les cris des blessés étaient épouvantables. Mais Victor ne les entendait pas. Il était mort."






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